"En Belgique, un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté". La pauvreté ne se traduit plus par un problème de survie physique. On ne meurt plus de faim mais par contre la pauvreté engendre tout un tas de privations qui restent une violation des droits humains : logement, alimentation, soins, loisirs, culture…

Dans son introduction, le document rappelle que la pauvreté se reproduit souvent de génération en génération. Les manques, les carences alimentaires, affectives, culturelles… connues dès le plus jeune âge peuvent avoir un impact sur le reste de la vie. Le défi qui se présente à nous est dès lors de briser ce cycle.

L’action doit se porter sur les facteurs de précarisation, et ce, le plus tôt possible, en se concentrant sur les familles les plus exposées : les familles à faible intensité de travail, les familles monoparentales, les familles nombreuses, les familles d’origine étrangère…

Les auteurs ont choisi dix leviers qu’ils jugent essentiels pour lutter contre la pauvreté des enfants :

-    Ecoutez-moi : donner la parole aux enfants pour développer l’estime de soi et le pouvoir d’agir…
-    Une existence décente pour ma famille et moi-même : soulager la pauvreté financière et matérielle des familles, sortir de la spirale du surendettement…
-    Accompagner ma maman pendant sa grossesse
-    Soutenir et outiller mes parents dans leur rôle de parents : valoriser les compétences des parents, développer leurs ressources…
-    Ouvrir la porte des milieux d’accueil à tous : soutenir la création de lieux d’accueil diversifiés, décentraliser les lieux d’accueil…
-    Stimuler mon développement linguistique et préparer mon entrée à l’école : soutenir l’alphabétisation au sein des familles, combler le fossé entre le monde de l’école et celui des familles pauvres…
-    Une école où je me sens bien : soutenir les écoles en milieu défavorisé, rendre l’enseignement vraiment gratuit…
-    Etre en bonne santé : promouvoir une autre perception de la santé, promouvoir une alimentation saine et l’activité physique
-    Me sentir bien chez moi : accéder à un logement décent…
-    Des jeux, du temps libre et de la détente : combler la fracture numérique, faciliter l’accès aux lieux d’accueil extra-scolaires, à l’art et la culture…

Nous pouvons relever à travers la lecture du document que c’est une approche multifactorielle qui est défendue, prônant une action à différents niveaux. C’est donc par la conjugaison de ces efforts que le cycle de la pauvreté pourra être brisé. Cela ne nous rappellerait-il pas la promotion de la santé?

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