BORTOLINI M., « Immigrations et médiations », Les POLITIQUES SOCIALES, 2001


Notre société est multiculturelle; c'est la rançon de la mondialisation. Celle-ci entraine dans le champ du social, des changements, des tensions, des frictions et de nouvelles approches.
Familles, écoles, hôpitaux, voisinages, grandes villes, partout des conflits surgissent, s'apaisent... ou se radicalisent.
Les récents événements de la scène internationale donnent à cette "image" une dimension planétaire.
Aujourd'hui, la médiation est devenue un mode de régulation sociale plus efficace que l'imposition autoritaire, plus respectueux de l'identité de chacun, plus ouvert à la création d'une manière originale de vivre ensemble.

RANCIERE J., "Le maître ignorant", Paris, Fayard, 1987

En 1818, Joseph Jacotot, révolutionnaire exilé et lecteur de littérature française à l'université de Louvain, commença à semer la panique dans l'Europe savante. Non content d'avoir appris le français à des étudiants flamands sans leur donner aucune leçon, il se mit à enseigner ce qu'il ignorait et à proclamer le mot d'ordre de l'émancipation intellectuelle : tous les hommes ont une égale intelligence. Il ne s'agit pas de pédagogie amusante, mais de philosophie et de politique. Jacques Rancière offre, à travers la biographie de ce personnage étonnant, une réflexion philosophique originale sur l'éducation.

Mots-clés : émancipation, pédagogie, éducation, méthodologie, philosophie

AMSELLEM-MAINGUY Y. & LE GRAND E., "Education pour la santé des jeunes: La prévention par les pairs", INJEP, Paris, 2014

Dans le domaine de l’éducation pour la santé auprès des jeunes, toutes les réflexions menées, y compris dans les textes très officiels, soulignent l’importance de réfléchir aux méthodes et à leur diversification, en mettant l’accent sur la participation active et interactive des jeunes. Mais qu’en est-il dans les faits ? Peut-on s’appuyer sur les jeunes pairs dans tous les domaines de la santé ? À quelles conditions ? Comment ? À travers l’analyse d’actions menées au niveau local ou sur l’ensemble du territoire, ce numéro des Cahiers de l’action propose de se pencher sur les enjeux de la prévention par les pairs. C’est également l’occasion de souligner que les questions de santé chez les jeunes ne se limitent pas aux consommations de tabac, d’alcool, de cannabis, ni aux pratiques dites « à risque » ; la diversité des actions choisies se lit aussi dans la manière de faire de la prévention auprès des jeunes et dans les formes que celle-ci peut prendre (maraude pour aller vers les jeunes, festival, exposition, concours d’affiche, etc.).

Mots-clés : éducation pour la santé, jeunesse, prévention, prévention par les pairs, promotion de la santé, action, adolescence, risque, milieu de vie, école, territoire

DUBET F., Les places et les chances : Repenser la justice sociale, Paris, Seuil, 2010

Il y a deux manières de concevoir la justice sociale. La première, l’égalité des places, vise à réduire les inégalités entre les différentes positions sociales. La seconde, l’égalité des chances, cherche à permettre aux individus d’atteindre les meilleures positions au terme d’une compétition équitable. Aujourd’hui, en France comme ailleurs, cette dernière conception tend à devenir hégémonique. Mais, si elle répond au désir d’autonomie des individus, l’égalité des chances s’accommode de l’existence et même du développement des inégalités. Contre l’air du temps, François Dubet plaide en faveur du modèle des places : celui-ci combat résolument les inégalités et accroît la cohésion de la société. En montrant comment on peut promouvoir la justice sociale sans tout sacrifier à la compétition méritocratique, ce brillant essai œuvre à la reconstruction intellectuelle de la gauche.

Mots-clé: inégalités sociales, justice sociale, égalité des chances, égalité des places, société, position sociale, structure sociale, néolibéralisme, politique, mobilité sociale, déclassement social

ALEN P. & MANCO A., "Appropriation du français par les migrants", Paris, L’Harmattan, 2012

Comment renforcer l'appropriation de la langue française par les migrants - et non nécessairement son apprentissage au sens strict? Comment valoriser leurs identités à travers une participation dans le pays d'accueil?
L'approche met en exergue des actions et des recherches qui telle une "pédagogie du détour" travaillent sur les représentations et analysent des activités socioculturelles alternatives aux cours traditionnels. Les douze contributions du livre, notamment belges et québécoises, prennent pour assise théorique les compétences en communication interculturelle. Les contributeurs étudient des pratiques artistiques développées par les personnes migrantes et interrogent la corrélation entre celles-ci et l'intégration dans la société d'accueil, ainsi que la relation au français. Certains travaux focalisent sur l'étude concrète de la trajectoire langagière et de la participation des femmes immigrantes. La question transversale du genre et de la mixité est une préoccupation constante, comme le rôle joué par les médias dans l'épanouissement des relations interculturelles.

Mots-clés: alphabétisation, migrant, éducation permanente, éducation populaire, culture, atelier, pédagogie, interculturalité, art, langue, français, animation, création, activité socioculturelle, participation, citoyenneté, émancipation

leducationpopulaire

HEBER-SUFFRIN M. & HEBER-SUFFRIN C., « L'éducation populaire. Une méthode, douze entrées pour tenir ouvertes les portes du futur », Lyon, Chronique sociale, 2014

Comment être auteurs individuellement et collectivement d'une pensée permettant de comprendre, créer, agir avec clarté, cohérence, pertinence ? Comment être acteurs individuellement et collectivement de changement en tenant compte d'une société interculturelle, complexe, de proximité et globale ? Cet ouvrage réaffirme la place centrale que peut tenir l'éducation populaire pour répondre à des questionnements-clés.

Mots-clé: éducation populaire, éducation permanente, méthodologie, émancipation, coopération, réciprocité, éthique, apprentissage, démocratie, pédagogie

revolutionsprecaires

CINGOLANI P., « Révolutions précaires : Essai sur l’avenir de l’émancipation », Paris, La Découverte, 2014


Depuis les années 1980, le mot « précaire » est teinté d’ambivalences. Il désigne en effet à la fois ceux qui subissent les nouveaux modes de fragmentation et de flexibilisation du travail et ceux qui développent des tactiques alternatives de vie et d’emploi. C’est cette double acception que ce livre tente d’analyser. Il faut en effet comprendre, d’une part, que l’expérience du travail non subordonné, notamment chez les travailleurs du savoir et de la culture, les plus touchés par ce phénomène, reconduit la dissymétrie et l’opacité d’un rapport social qui permet d’autant mieux de les exploiter... Et, d’autre part, reconnaître la part active, positive, de ces pratiques disruptives, dans une période où le processus de précarisation s’étend au-delà des classes populaires et touche les classes moyennes.
Sans nostalgie à l’égard du salariat, qui a institutionnalisé la subordination du travail, ce livre montre le potentiel libérateur de ces « révolutions précaires ». Il propose de repenser les luttes et le droit du travail à partir de la contestation des nouvelles formes de domination économique et de leurs puissances démultipliées d’exploitation. Il cherche ainsi à penser l’avenir de l’émancipation, c’est-à-dire à comprendre comment les luttes de cette « nouvelle plèbe » peuvent s’articuler à un mouvement ouvrier replié sur les figures spécifiques du travailleur industriel et du salariat ; à montrer quelles sont les conditions d’émergence de mobilisations à distance des organisations bureaucratiques antérieures ; à mettre au jour les configurations militantes et syndicales qui peuvent agréger les sociabilités et les solidarités propres à la « vie précaire » ; et à déployer les valeurs politiques portées par ces formes de collectifs en gestation, à la rencontre du socialisme des origines et d’une écologie générale appliquée à la vie quotidienne.

laviolenceMICHAUX Y., "La violence", Paris, Presses Universitaires de France, 2012

Cet ouvrage étudie la violence dans son histoire mais aussi sous ses visages contemporains : guerres, terrorisme, génocides, déportations, telle qu’elle est présentée par les médias et utilisée dans la communication politique.
En examinant les explications anthropologiques, psychologiques, sociologiques et les philosophies qu’on en donne, il nous invite à comprendre la violence aujourd’hui et la place que tient cette notion dans nos représentations de la politique et de la vie en général.

Mots-clés: société, politique sociale, violence, vulnérabilité, représentation, approche globale

quefairedenotrevulnérabilitéLE BLANC G., "Que faire de notre vulnérabilité?", Montrouge, Bayard Éditions, 2011

L'angoisse d'être exclu, la hantise d'être débarqué, la peur de tomber, n'ont jamais imprimé aussi fortement nos vies. D'où vient ce sentiment de vulnérabilité et que peut-on en faire ? Au moment même où il semble nous priver de tout pouvoir, il nous fait reconnaître notre commune fragilité et l'irréductible humanité de ceux qui ont déjà été rejetés. Pouvons-nous élargir notre monde, l'ouvrir à d'autres alternatives de vie, devenir sensibles à la puissance d'agir propre à ces existences ? Il en va de notre capacité à vivre ensemble et à ne pas abandonner les plus faibles aux extrémismes, il en va aussi de notre possibilité de refuser un monde où l'inclusion des uns exige l'exclusion des autres.

Mots-clés : société, vulnérabilité, fragilité, inégalités sociales, exclusion sociale, lutte contre les inégalités

LimmigrationmarocaineenBelgiqueMEDHOUNE A. & alii, "L’immigration marocaine en Belgique. Mémoire et destinées", Mons, Couleurs livres, 2015

Il y a officiellement cinq.uante ans que l’immigration marocaine a débuté en Belgique. Diverses commémorations locales ou d’ampleur nationale, comme l’exposition « Nass Belgica », présentée d’abord à Bruxelles, avant Liège, Charleroi… et le Maroc, ont contribué à éclairer quelques pans de cette histoire souvent cachée, voire tronquée, expliquée avant tout par les raisons d’un pragmatisme économique. Au-delà des destinées issues d’une main-d’œuvre longtemps maintenue dans un niveau d’infériorité sociale, ces cinquante ans d’histoire lient pourtant étroitement deux pays, deux populations qui aujourd’hui font émerger une nouvelle réalité nationale. Mieux encore, la commémoration de cette immigration « pour le travail » dévoile qu’il y a bien plus entre nous qu’un demi-siècle de regards échangés, d’apprentissages de l’autre, de mélanges culturels. Analyses d’historiens, de critiques d’art et de littérature, de sociologues, de linguistes, de géographes et de juristes ont été réunis dans ce livre pour donner enfin un aperçu plus large, mais surtout plus juste et parfois surprenant, d’une histoire commune.

Mots-clés : sociologie, immigration, démocratie, identité culturelle, adaptation, interculturalité, approche historique

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