Violence(s) et société d'aujourd'hui

BEDIN V. & DORTIER J-F., "Violence(s) et société aujourd’hui", Auxerre, Sciences humaines Editions, 2011


La violence traverse le temps, les cultures, les classes sociales et, dès que l’on cherche à la contenir ou à la canaliser, elle resurgit ailleurs sous une autre forme. Aujourd’hui, elle semble omniprésente : impossible d’ouvrir un journal, Internet ou la télévision sans en entendre parler.
Tenter de la cerner suppose de prendre en compte son caractère protéiforme : violences physiques, sexuelles ; verbales, psychologiques ; maltraitances – de la simple négligence aux maltraitances graves – ; violences interindividuelles, familiales, violence collective, suicides ; violences à l’école, au travail, violences politiques ; crimes et délits – de la petite délinquance à la grande criminalité.
À violences plurielles, approches multiples. Ce livre propose de croiser les regards et les interrogations de spécialistes de tous horizons – sociologues, psychologues, philosophes, politologues, criminologues, historiens, médecins : Nos sociétés sont-elles plus violentes, comme le laisserait penser la surmédiatisation de certains faits divers, ou bien sommes-nous simplement mieux informés qu’autrefois ou encore plus sensibilisés à ces phénomènes ? Notre besoin de sécurité est-il plus important qu’avant ? La violence est-elle affaire de nature ou de culture ? N’assistons-nous pas à une transformation du statut même de la violence ? Et que faut-il penser de l’avènement de la victime ? Cet ouvrage à vocation pédagogique présente les grands axes de la recherche afin de mieux penser la violence.

Mots-clé : violence, société, typologie, maltraitance, négligence, famille, individu, suicide, école, travail, politique, criminalité, délinquance, histoire, information, médiatisation

CUKIER A. & DELMOTTE F. & LAVERGNE C., "Emancipation, les métamorphoses de la critique sociale", Bellecombe-en-Bauges, Editions du Croquant, 2013

Pour penser et agir dans la société contemporaine, en vue de l’émancipation de toutes et tous, il faut comprendre les processus de domination, mais aussi connaître les nouvelles stratégies, les références et les cultures de la critique sociale.
Quelles formes d’émancipation les théories critiques, féministes, marxistes, anarchistes, du post-colonialisme et de la démocratie radicale, défendent-elles? Quels rapports entretiennent-elles avec les discours militants et politiques? Quels sont les sujets, les méthodes, les problèmes et les objectifs de la critique sociale aujourd’hui?
Cet ouvrage collectif répond à ces questions, à travers analyses et prises de position de chercheur-e-s de courants théoriques et politiques différents. Ils abordent certains des domaines majeurs où les pratiques d’émancipation se réinventent : le travail, les identités, les cultures, le corps, l’engagement dans le rapport à la violence… les transformations récentes du capitalisme et de la question sociale, les nouvelles formes de mobilisation collective.
Par leur dialogue et leur confrontation, ces contributions proposent une cartographie des métamorphoses en cours de la critique sociale, des outils théoriques d’analyse des sociétés contemporaines et des pistes vers de nouvelles luttes politiques pour l’émancipation sociale.

REBOUL O., "La philosophie de l’éducation", Paris, Presses universitaires de France, 2014

La philosophie de l'éducation n'est pas une doctrine mais un questionnement qui remet radicalement en cause tout ce que nous croyons savoir en ce domaine. Elle s'interroge donc également sur le sens et les limites des sciences de l'éducation.
Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera une réflexion sur l'éducation, du point de vue de sa finalité et de ses institutions, ainsi qu'une interrogation sur les valeurs transmises par la pédagogie. Enfin, s'il se demande quel est le critère d'une éducation réussie, le philosophe lui répondra qu'on n'en finit jamais de devenir un homme.

MARZANO M., « Dictionnaire de la violence », Paris, Presses universitaires de France, 2011


S’il y a un thème aujourd’hui qui ne cesse de provoquer des débats, autant en philosophie que dans les autres sciences humaines et sociales, c’est bien la violence. Le but de ce Dictionnaire est de donner tous les outils pour en penser les racines historiques, les manifestations contemporaines, la signification profonde.
Plusieurs questions fondamentales sont au cœur de ce Dictionnaire. Doit-on envisager une spécificité de la violence humaine ? L’idée de nature humaine est-elle pertinente lorsqu’il s’agit de réfléchir à la violence ? Peut-on penser un jour éradiquer la violence, comme l’espérait la philosophie des Lumières, ou doit-on accepter l’idée d’une ambivalence intrinsèque des êtres humains qui, soumis à des pulsions contradictoires, ne sont jamais totalement bons ou totalement mauvais ?
Parler de violence signifie aussi s’interroger sur les frontières qui existent entre soi et les autres et sur l’ambiguïté de sa propre existence porter un regard d’ensemble sur des pratiques qui vont de l’apartheid à la torture, de l’automutilation au viol, du colonialisme au terrorisme, mais aussi aborder la sexualité et l’inconscient, le passage à l’acte et l’inceste, le travail et la mort. Ces questions, si diverses, sont ici abordées de façon à constituer une analyse globale et renouvelée de l’objet « violence ».
200 auteurs (philosophes, sociologues, juristes, psychanalystes, historiens, théologiens, anthropologues) ont participé à ce Dictionnaire, unique et original, dont les 300 entrées dessinent une solide cartographie des notions et concepts clés, des penseurs et artistes, des références et travaux portant sur la violence, sujet au cœur de la nature humaine et de la modernité.

Mots-clés : violence, philosophie, société, typologie, pratique, acteur, processus, émotion, pacifisme, sécurité

ALALUF M., « Contre la pensée molle : Dictionnaire du prêt à penser », Mons, Couleur livres, 2014

Pourquoi la contre-révolution néolibérale a réussi – depuis plus d’un quart de siècle – à s’emparer des esprits un peu partout dans le monde de manière aussi écrasante (la “pensée unique” n’est pas un vain mot) restera pour longtemps une énigme majeure.
Comment cet exploit a été accompli, par contre, ne fait guère de doute. C’est par une OPA sur notre vocabulaire.
Il fallait que le sens des mots change, qu’ils perdent leur faculté de permettre une pensée critique, voire une pensée tout court.
Il fallait une pensée molle – qui englue le cerveau social, qui rende tout simplement imprononçable et interdit de séjour mental tout terme qui s’oppose à la marchandisation de la société – il n’y a pas et il ne peut plus y avoir d’alternative : services publics, écoles, justice, culture, tout doit y passer.
C’est dire que le premier combat contre un tel programme de lavage des cerveaux, comme le montre Mateo Alaluf page après page, décryptage après décryptage, est de reconquérir le langage.
Sans langage, pas de pensée, sauf molle : une société morte, sans passé, sans avenir.

Mots-clés : émancipation, langage, culture, pensée critique, éducation populaire

DESOMER V. & DUTRIEUX B., « Enfants en exil – Exils d’enfance », Bruxelles, Les POLITIQUES SOCIALES, 2011


Cet opus de la revue Les politiques sociales met l’accent sur le sort réservé aux enfants dans le cadre de l’asile et donc de l’exil. Certes, le phénomène n’est pas récent, mais ces enfants sont de plus en plus nombreux. Et beaucoup ne sont plus accompagnés ni par un parent ni même par un tuteur. Cette situation complexifie les pratiques des travailleurs sociaux qui, à leur tour, interpellent le monde politique. Aux dispositifs d’accueil spécifiques, il conviendrait d’ajouter des mesures de protection de l’enfance.
Les contributions à ce numéro viennent de chercheurs, de formateurs et de travailleurs sociaux de terrain témoins de ces parcours d’exil d’enfance. Ils mettent à l’épreuve le travail social et s’attardent sur les compétences à développer pour rencontrer les besoins sociaux, psychologiques et éducatifs de ce public particulièrement fragilisé.
Éclairages réflexifs, recherches innovatrices, récits de pratiques concrètes tracent des pistes de réponses originales, dans ce champ du social en déconstruction/reconstruction, pour des enfants fuyant un monde sans issue et en quête d’un avenir meilleur.

BORTOLINI M., « Immigrations et médiations », Les POLITIQUES SOCIALES, 2001


Notre société est multiculturelle; c'est la rançon de la mondialisation. Celle-ci entraine dans le champ du social, des changements, des tensions, des frictions et de nouvelles approches.
Familles, écoles, hôpitaux, voisinages, grandes villes, partout des conflits surgissent, s'apaisent... ou se radicalisent.
Les récents événements de la scène internationale donnent à cette "image" une dimension planétaire.
Aujourd'hui, la médiation est devenue un mode de régulation sociale plus efficace que l'imposition autoritaire, plus respectueux de l'identité de chacun, plus ouvert à la création d'une manière originale de vivre ensemble.

RANCIERE J., "Le maître ignorant", Paris, Fayard, 1987

En 1818, Joseph Jacotot, révolutionnaire exilé et lecteur de littérature française à l'université de Louvain, commença à semer la panique dans l'Europe savante. Non content d'avoir appris le français à des étudiants flamands sans leur donner aucune leçon, il se mit à enseigner ce qu'il ignorait et à proclamer le mot d'ordre de l'émancipation intellectuelle : tous les hommes ont une égale intelligence. Il ne s'agit pas de pédagogie amusante, mais de philosophie et de politique. Jacques Rancière offre, à travers la biographie de ce personnage étonnant, une réflexion philosophique originale sur l'éducation.

Mots-clés : émancipation, pédagogie, éducation, méthodologie, philosophie

AMSELLEM-MAINGUY Y. & LE GRAND E., "Education pour la santé des jeunes: La prévention par les pairs", INJEP, Paris, 2014

Dans le domaine de l’éducation pour la santé auprès des jeunes, toutes les réflexions menées, y compris dans les textes très officiels, soulignent l’importance de réfléchir aux méthodes et à leur diversification, en mettant l’accent sur la participation active et interactive des jeunes. Mais qu’en est-il dans les faits ? Peut-on s’appuyer sur les jeunes pairs dans tous les domaines de la santé ? À quelles conditions ? Comment ? À travers l’analyse d’actions menées au niveau local ou sur l’ensemble du territoire, ce numéro des Cahiers de l’action propose de se pencher sur les enjeux de la prévention par les pairs. C’est également l’occasion de souligner que les questions de santé chez les jeunes ne se limitent pas aux consommations de tabac, d’alcool, de cannabis, ni aux pratiques dites « à risque » ; la diversité des actions choisies se lit aussi dans la manière de faire de la prévention auprès des jeunes et dans les formes que celle-ci peut prendre (maraude pour aller vers les jeunes, festival, exposition, concours d’affiche, etc.).

Mots-clés : éducation pour la santé, jeunesse, prévention, prévention par les pairs, promotion de la santé, action, adolescence, risque, milieu de vie, école, territoire

DUBET F., Les places et les chances : Repenser la justice sociale, Paris, Seuil, 2010

Il y a deux manières de concevoir la justice sociale. La première, l’égalité des places, vise à réduire les inégalités entre les différentes positions sociales. La seconde, l’égalité des chances, cherche à permettre aux individus d’atteindre les meilleures positions au terme d’une compétition équitable. Aujourd’hui, en France comme ailleurs, cette dernière conception tend à devenir hégémonique. Mais, si elle répond au désir d’autonomie des individus, l’égalité des chances s’accommode de l’existence et même du développement des inégalités. Contre l’air du temps, François Dubet plaide en faveur du modèle des places : celui-ci combat résolument les inégalités et accroît la cohésion de la société. En montrant comment on peut promouvoir la justice sociale sans tout sacrifier à la compétition méritocratique, ce brillant essai œuvre à la reconstruction intellectuelle de la gauche.

Mots-clé: inégalités sociales, justice sociale, égalité des chances, égalité des places, société, position sociale, structure sociale, néolibéralisme, politique, mobilité sociale, déclassement social

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